AGENDA


Exposition
Centre Culturel Algérien
71 rue de la Croix-Nivert
75015 PARIS 

Mohammed Dib. © Mario Dondero.

MOHAMMED DIB ET L’ART :
« Le regard pour ombre »*

* Titre d’un poème. Le Cœur insulaire (2001).

Du 3 décembre 2021 au 29 janvier 2022
Vernissage le 3 décembre 2021
à partir de 18h30


Pour commémorer le centenaire de naissance de Mohammed Dib,  le Centre Culturel Algérien de Paris, en partenariat avec la Société Internationale des Amis de Mohammed Dib, rend hommage à l’artiste que fut aussi Mohammed Dib en conviant à ses côtés les peintres qu’il a connus et appréciés, ses proches dans l’art, et des artistes contemporains que son écriture puissamment évocatrice a inspirés. 
Mohammed Dib a toujours manifesté un intérêt pour les arts, sur lesquels il s’exprime dans plusieurs de ses livres. Il s’est lui-même essayé à la peinture dans sa jeunesse, et ses photographies prises à Tlemcen en 1946, et révélées cinquante ans plus tard au public , ont été exposées en Europe, à Bamako, à New-York. Enfin, les aspects picturaux sont évidents dans son œuvre : « Ce qui est sûr, c’est que je suis un visuel, un œil. Cela ressort dans mes écrits. » disait-il. 
L’exposition qui lui est dédiée aujourd’hui permet de découvrir deux tableaux de l’auteur et plusieurs de ses photographies. Les amitiés des années algériennes sont évoquées par les œuvres de Louis Bénisti, François Fauck, Sauveur Galliéro, Jean de Maisonseul, Bachir Yellès. Suivent les années parisiennes avec Abdallah Benanteur, Mohammed Khadda, Rachid Koraïchi. Les créations plus récentes de Philippe Amrouche, Noureddine Benhamed, El Meya, Khadija Seddiki, traduisent les sensations suscitées par la lecture des textes de Mohammed Dib.


HOMMAGE À LA POÉSIE DE MOHAMMED DIB
SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2021
Grenoble – Saint-Martin-d’Hères

Bibliothèque Kateb Yacine
Centre commercial Grand-Place, 38100 Grenoble
- 15H00 -

Immersion poétique : « À la rencontre de Mohammed Dib »

Si Mohammed Dib est surtout connu pour ses romans, sa poésie tient une place importante dans son œuvre. « Je suis essentiellement poète », a-t-il déclaré, « jusques et y compris dans ma façon d’aborder le roman ».
C’est pour faire découvrir cette facette de son écriture que sont réunis Hervé Sanson, qui animera la rencontre et présentera l’œuvre sous sa dimension poétique, les poètes Didier Ayres et Mohammed El Amraoui, invités à s’exprimer sur cette « poésie qui donne primauté à une intériorité absolue, sans jamais renoncer à parler du monde et de ses aléas » (Naget Khadda).
La comédienne Léo Ferber ponctuera la rencontre de lectures de poèmes de Mohammed Dib.

– Maison de la poésie Rhône-Alpes – 
33, avenue Ambroise Croizat, 38400 Saint-Martin-d’Hères –
- 19h00 -

Cabaret poétique et musical : « L’Aube Ismaël »

Conception : Hadda Djaber
Textes dits par Mohamed Brikat et Hadda Djaber
Ney, percussions, oud, chant : Hassan Abd Al Rahman 
Une création de la Compagnie Leïla Soleil.

L’Aube Ismaël (1996), de Mohammed Dib, est un récit-poème qui s’appuie sur l’histoire biblique du bannissement de Hagar et de son fils Ismaël dans le désert, que le poète fait entrer en résonance avec celle, actuelle et non moins tragique, du peuple palestinien, et au-delà, avec celle de tous les déracinés. La première partie, « Hagar aux cris », donne la parole à la mère dans une suite de poèmes en vers ; la seconde, « L’aube Ismaël », écrite en versets, fait entendre la voix du fils devenu jeune homme, au cours d’une longue quête dans le désert. Cette séquence hautement métaphorique explore les problématiques du nom et de l’identité.

Présentation d’Hadda Djaber : « L’Aube Ismaël nous entraîne dans un voyage initiatique où l’absence, l’exil, le silence, la quête et la renaissance sont constamment présents et nous interpellent.  Cette traversée d’un désert sublimé, par le mysticisme et l’universalité qu’elle dégage, touche au plus profond. Si la poésie de Mohammed Dib demande une attention soutenue, la musique qu’elle dégage suscite écoute et émotion.   Cette longue adresse – toute en métaphores – est introduite par trois poèmes : « Hagar aux cris », rappel de l’histoire de Hagar, la mère d’Ismaël, chassée et jetée dans le souffle du désert , « Feu sur l’ange de l’Intifada »   qui raconte, avec délicatesse et retenue, la terrible attente d’une mère dont le fils est parti le matin, tarde à rentrer – il n’est pas sûr qu’il revienne le soir – et « La danseuse bleue » métaphore de la renaissance.  L’Aube Ismaël, entre mythes et symboles, est sans doute l’histoire humaine d’hier et aussi d’aujourd’hui que Mohammed Dib, avec la précision d’un orfèvre, nous livre. »

Partenariat pour les deux événements : Société Internationale des Amis de Mohammed Dib, Coup de Soleil en Auvergne Rhône-Alpes, Maison de la Poésie Rhône-Alpes, 
Bibliothèques municipales de Grenoble.